10.07.2008
Communiqué de L'ALCEC
En fin février, pas moins de 25 étudiants Camerounais en Guinée Conakry se sont noyés dans une barque au large de Conakry, alors qu’ils se rendaient à un pique nique. En Avril, un Camerounais se suicide dans un centre de rétention à Bruxelles, pour éviter d’être rapatrié. Et survint l’horreur en Afrique du Sud, depuis le début de ce mois de mai.

| Un immigré dans un camp de réfugiés près de Johannesburg, ici même en Afrique, le 25 mai 2008. Nous demandons aux occidentaux de faire ce que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes : nous accepter. |
Où sont donc ces élites africaines, ces donneurs de leçons, qui ont crié haro quant le Président Sarkozy a prononcé son discours de Dakar il y a quelque temps ; ceux-la même qui ne manquent pas une occasion de tirer sur l’extrême Droite Européenne. Pourquoi ne se lèvent-ils pas de nouveau pour décrier ce qu’il y a de plus déplorable : la mort atrocement survenu de ces mozambicains, zimbabwéens et autres africains résidents dans le pays arc en ciel.
Ce silence est la preuve si besoin en était encore, que l’Afrique sur le plan migratoire est mal partie. Nos frères et sœurs continueront à mourir s’il ne faut s’en tenir qu’à ceux là qui représentent la mauvaise face de l’élite africaine, plus carriéristes et pouvoiristes qu’africanistes et humanistes.
Jeunes d’Afrique, soyons réalistes, notre salut ne viendra ni des migrations mal préparées ni des conseils et points de vue de ces aînés qui pour la plupart n’ont pas su gérer l’héritage des pères de l’indépendance, voulant nous faire ruminer la colonisation et ses conséquences. Non, Ce n’est plus à l’ordre du jour.
Jeunes d’Afrique, nos problèmes sont le chômage, la formation et la santé. Ne nous en détournons pas. Partir pour mourir pendant le trajet ou une fois arrivé, ne nous permettra pas de vivre notre vie. Une vie où on veut être respecté et reconnu pour notre travail et nos compétences. Une vie où nous pourrons avoir accès à l’information, à la formation, à la liberté d’entreprendre. Les jeunes africains des années 40 et 50 se sont battus pour notre indépendance, notre liberté.
Tant de choses paraissent impossibles tant qu’on ne les a pas essayés. Nous, nous avons une chance de réussir mais à une condition: se mettre ensemble, accepter de fournir des efforts pour notre bien être. Oui, Une autre Afrique est possible, et nous devons la construire.
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09.07.2008
Martinique: "génocide par substitution"! (suite et fin)
La même émission, animée par des européens, vaudrait chez nous procès, amendes et mis au pilori. Là-bas, elle est diffusée publiquement et sans problème. Des propos très durs et sans retenue qui font l'unanimité sur le plateau.
Pourtant au-delà de la virulence et du racisme anti-blanc sous-jacent, c'est un débat de fond sur l'identité et sur la post-colonisation qui est posée ici. On aimerait la même liberté d'expression chez nous. Sur le fond, en poussant plus loin la critique de l'idéologie républicaine assimilatrice et uniformisante, on pourrait même tomber d'accord.
Reste à en tirer les conséquences politiques: préférence communautaire, décentralisation, régionalisation, fédéralisme. En Martinique comme chez nous.
20:21 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Paranoïa Martiniquaise (suite)
A l'horizon 2027, on ne sait pas combien de Français seront présents en Martinique...
Diable ! Ça tombe bien, on ne sait pas non plus combien il y aura d'Africains et de Caribéens en France à ce moment-là ! Le quart de ces propos ne pourrait même pas être énoncé en France.
A noter aussi que l'intervenant le plus virulent dans son nationalisme est un communiste martiniquais. Ne tombe t'il pas sous le coup de la loi...Gayssot ! Nous aimerions aussi connaître ses positions sur les "luttes" gays, féministes et autres lunes des marxistes de métropole.
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Génocide par substitution (suite)
Il désigne ainsi le remplacement des populations antilaises
par des gens venus d’ailleurs...
19:13 Publié dans Polémique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Martinique: "génocide par substitution" !
dès la fin des années 70, il désigne ainsi le remplacement des populations antilaises
par des gens venus d’ailleurs. C'est ce terme qu’Aimé Césaire a employé pour dénoncer
le Bureau de Migration des DOM-TOM (BUMIDOM) qui a perduré de 1963 à 1983.
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