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02.05.2008

Le sarkozysme ou l’apologie des faussaires et des combinards

Le sarkozysme ou l’apologie des faussaires et des combinards


Nous y voici : comme prévu, les premiers « faux papiers » viennent d’être régularisés.

Si nous nous résumons bien : des immigrés clandestins s’infiltrent dans notre pays où ils bénéficient de complicités aussi honteuses qu’illégales pour se maintenir sur le territoire et, en maquillant des documents administratifs ou en les fabriquant de toutes pièces, ils parviennent à se faire embaucher « régulièrement » par des patrons peu regardants pour ne pas dire parfois complices…

Certains d’entre eux, qui ne s’en cachent même pas, avouent avoir déposé en préfecture à plusieurs reprises des dossiers de demande régularisation, qui ont toujours été rejetés.

On est en droit de se demander pourquoi…et surtout comment au dépôt d’une nouvelle demande alors que la précédente avait été rejetée officiellement - ce qui doit tout de même laisser des traces facilement consultables à l’heure de l’informatique, dans les archives administratives – les procédures judiciaires dec poursuites pour usage de faux et d’expulsion n’ont pas été mises immédiatement en route.
L’administration préfectorale est donc évidemment complice !

Aujourd’hui on régularise les faussaires et les combinards au lieu de les sanctionner selon les termes de la simple application de la loi.

A l’heure où le taux de chômage de la communauté immigrée atteint pratiquement le triple du taux de chômage de la communauté nationale de souche (chiffre donné par le président Sarkozy lui-même !), on peut s’interroger sur le sens de cette mesure et de cette politique du laxisme le plus, indécent.

S’agit-il de faire plaisir au lobby patronal pour lui donner le moyen de faire ainsi baisser le coût de la main d’œuvre ?

Si le président de la CGPME pousse officiellement à la roue, Madame Parisot, présidente du MEDEF, se tait prudemment : il est vrai qu’il ne s’agit plus pour elle de déstabiliser les instances patronales et le monde du travail en jouant les « mère la vertu » qui s’insurgent contre des caisses noires qui financent – secret de Polichinelle - les syndicats…depuis des décennies !

S’agit-il de faire plaisir au grand gourou Attali qui veut absolument noyer le pays sous une immigration toujours plus forte alors que plus de 22% des immigrés restent sans travail à ce jour ?

S’agit – il enfin d’encourager la mise en place de réseaux mafieux d’infiltration de main d’œuvre clandestine et de légitimer de nouveaux négriers?

Toutes ces questions aussi légitimes soient – elles restent à ce jour sans réponse.

Parmi les multiples réformes toujours annoncées à grand fracas, voici que l’on réintroduit dans l’enseignement primaire l’ « Education civique et morale »

On peut suggérer au corps enseignant d’utiliser l’administration pour en illustrer les cours:

- faire venir des employés de mairie qui expliqueront comment on enregistre sans sourciller la naissance d’enfant d’une mère qui accouche tous les trois mois depuis cinq ans…
- montrer comment un dossier de demande de régularisation, rejeté, peut « réapparaître » deux ou trois ans plus tard sans étonner personne dans une préfecture…
- expliquer les bienfaits des faux papiers pour déjouer les enquêtes (s’il y en a ?) de l’Inspection du Travail, du fisc ou de la Sécurité Sociale, etc.
- faire venir des membres des réseaux de soutien aux « sans papiers » qui prôneront les bienfaits de la désobéissance civique et exposeront comment ils ne sont jamais poursuivis en justice…

Le tout conduisant à énoncer la première des nouvelles règles de la morale républicaine française: si bien mal acquis ne profite pas tout de suite, papier douteux permet toujours d’arriver à ses fins s’il n’est pas trop mal maquillé…


Juan Corresco