27.05.2008
Radio Courtoisie :: La lutte contre l'immigration clandestine
Radio Courtoisie :: La lutte contre l'immigration clandestine émission diffusée le 17 mai 2008
Hugues Sérapion et Hélène Saint-André reçoivent Olivier Blanc, journaliste indépendant, Emile Bomba, président de l’association camerounaise ALCEC (Association de Lutte Contre l’Emigration Clandestine), Pierre-Antoine Plaquevent et Claude Timmerman, responsables du CESF (Collectif Expulsion Sans Frontières), ainsi qu’un porte-parole du collectif Patrons Sans Frontières, pour parler des moyens de lutte contre l'immigration clandestine. (1:24:48)
Pour écouter l'émission : http://fr.novopress.info/?p=11508
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01.05.2008
Recours du peuple contre l'immigration
Maître Philibert Lepy est avocat et secrétaire genéral de l'Association des Victimes de Violence, de Discrimination et de de Spoliation (AVVDS)
11:10 Publié dans Entretiens | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : clandestins, expulsion, sans frontières, resf
05.02.2008
Emile Bomba parle aux camerounais
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04.02.2008
Novopress cite l'Alcec et le CESF

Novopress : Emile Bomba, vous présidez au Cameroun l’ALCEC, l’Association de Lutte Contre l’Émigration Clandestine, qui a entrepris un gros travail de sensibilisation des populations locales. Pouvez-vous nous présenter les buts de votre association ainsi que vos actions ? Emile Bomba : Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à notre modeste association. L’Association de Lutte Contre l’Émigration Clandestine a été créée il y a un peu plus de cinq ans déjà, suite au drame d’un de nos amis qui voulait rejoindre l’Italie en passant par la Lybie. Son décès nous a fait prendre conscience que le danger lié à l’émigration clandestine était tout proche et nous guettait. Avec des amis d’Université, cela a commencé à la fac comme une histoire de copains, mais en raison de l’importance que cela avait, nous avons créé une association que nous avons légalisée officiellement en 2005.
Nous espérons lutter contre l’émigration clandestine à travers tout cela parce que l’émigration clandestine, c’est d’abord un drame humanitaire. Il ne faut pas oublier que ce sont des hommes qui meurent. Il faut cesser de ne voir que des chiffres, il faut d’abord voir que ceux qui meurent, c’est un frère, un cousin, un ami ou même une amie. C’est pour cela que ce problème nous tient particulièrement à cœur parce que l’Afrique et les Africains méritent mieux que cela, que demourir dans les barques ou dans les soutes des avions. Il faut d’abord que l’Africain retrouve sa dignité. C’est notre objectif premier. Novopress : Justement, l’immigration est un drame pour les pays « d’accueil », mais, vous venez de le dire, l’émigration est un drame humain : comme vous l’indiquez sur votre site, en 2006 quelques 7.000 émigrants clandestins africains seraient morts durant leur tentative pour gagner l’Europe. Pour prendre l’exemple du Cameroun, 50.000 ressortissants camerounais au moins résident en France, sans compter les clandestins. Comment cet exode démographique est-il vécu dans votre pays ? Emile Bomba : Ça dépend de l’appartenance politique que nous avons. Le Cameroun a ceci de particulier que c’est 210 ethnies. Il faut d’abord parler de l’appartenance politique. Quand on est pour le système en place, ce sont les « lâches » qui s’en vont. Quand on est dans l’opposition, c’est à cause de la mauvaise gestion du pays que les gens partent. A la fin des jeunes ne font que mourir. Sur le plan institutionnel, vous avez par exemple le Ministère des sports qui fait beaucoup de sensibilisation contre ce fléau parce que le sport est la troisième cause de départ des camerounais vers l’étranger. Donc ce Ministère s’implique à fond là-dedans pour essayer de faire comprendre aux jeunes qu’on ne peut pas réussir par le sport si on s’en va de cette manière-là. Il faut avoir des papiers, il faut être en règle et tout le reste. Donc ce drame au Cameroun est vécu de manière une peu floue. D’une part un certain nombre de gens encouragent ce phénomène, et de l’autre côté il y a des gens qu’on veut faire revenir. Ça dépend de l’appartenance politique. Mais ce qui en ressort, c’est que de plus en plus, les autorités locales, les chefs de quartiers, les chefs de villages, les conseils s’impliquent pour essayer de participer aux actions de sensibilisation que nous menons, pour essayer de faire comprendre à cette jeunesse que, peut-être que notre pays est sous-développé mais qu’une chance de réussir ici est possible et c’est l’idée sur laquelle notre campagne de sensibilisation de cette année sera totalement axée : il faut redonner envie aux jeunes Camerounais de vivre dans leur pays, il faut leur redonner confiance en leur pays. Le Chef de l’Etat en 2005, dans son discours de présentation des vœux au corps diplomatique, avait fait des allusions aux problèmes liés à l’émigration clandestine. Mais c’est timidement que les autorités, à travers les institutionnels, les différents départements ministériels concernés, commencent à s’impliquer. Et comme je vous l’ai dit : chapeau au Ministère des sports qui ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser de ce côté-là !
Au niveau des populations, les parents se disaient qu’en cotisant et qu’en envoyant les enfants en Europe, c’était le succès assuré. Il a fallu que nous fassions changer les mentalités pour leur faire comprendre que le tout n’est pas de réunir des fonds pour que leurs enfants partent. Si ceux-ci sont incapables de s’assurer une vie digne là-bas, alors qu’ils ne s’étonnent pas que leurs enfants ne leur ait jamais rien envoyé, ni donné de nouvelles ! Parce que quelqu’un qui est dans le noir ne le peut pas. Parce que, et d'un, il faut qu’il arrive à destination, et de deux, il faut qu’il puisse s’en sortir, et de trois, il faut qu’il trouve des astuces pour pouvoir envoyer de l’argent. Et à 90 % ce n’est jamais le cas. Nous essayons de faire comprendre ça aux parents qui au départ étaient peu réceptifs, mais qui, de plus en plus, commencent à adhérer à notre vision. Mais vous me permettez de rebondir sur certaines organisations occidentales qui font tout pour faire croire que notre combat est inutile en essayant, par exemple, de protéger les clandestins. Ça ne nous aide pas du tout et au contraire ! Quand vous allez voir un jeune de 17 ou 21 ans dans un ghetto, il vous dit : « là-bas, il ya des gens qui vont défendre les noirs… » Et ça, c’est la pire idée que nous ayons dans la société. Novopress : C’est justement une question que j’étais sur le point de vous poser ! Il existe en Europe, et en France en particulier, des associations – le plus souvent animées par des militants fortement politisés issus d’organisations extrémistes – qui prétendent aider les immigrés clandestins en favorisant leur maintien et leur installation sur le territoire des pays dit « d’accueil ». Vous avez déjà un peu répondu à ma question puisque j’allais vous demander si, selon vous, ces associations rendaient réellement service aux clandestins et aux pays dont ces clandestins sont originaires ? Et quel message aimeriez-vous adresser à ces associations, comme, pour prendre le cas de la France, le Réseau Education Sans Frontières qui milite en faveur de l’installation des clandestins en France ? Emile Bomba : Je ne vais pas m’adresser à une association spécifique. Ce que je voudrais dire, c’est que nous comprenons leur combat. Effectivement, sur le plan humain il est inadmissible de voir des gens se faire expulser dans des conditions parfois en deçà de la dignité humaine. Nous sommes d’accord avec elles. Mais il faudrait que ces associations regardent des réalités telles qu’elles sont. Nous ne sommes pas contre les actions qu’elles mènent, mais le problème c’est que c’est un appel d’air pour ces jeunes qui sont ici et qui veulent partir ! Ils savent qu’ils auront des refuges là-bas. Et ça n’arrête en rien la saignée de l’émigration clandestine. Alors ces associations nous aideraient d’avantage en incitant plutôt les gens à revenir vivre dans la dignité dans leur pays. Vous imaginez qu’à défendre toujours celui qui est dans l’illégalité, celui qui n’est pas en conformité avec la loi, celui qui est tout sauf un bon citoyen, ça ne nous aide pas du tout ! Vous avez des jeunes qui nous disent « vous me faites perdre mon temps. Moi, je m’en vais et puis on va me défendre là-bas ». Et il ne sait même pas s’il va arriver ou pas !
Nous comprenons leur combat mais nous leur demandons d’être un peu plus réalistes et de regarder les choses en face. Ça fait très mal de voir des élèves du primaire ou du secondaire se faire expulser, mais il faut qu’on regarde les choses en face ! En France c’est tellement médiatisé que ça vient faire contrepoint à nos campagnes de sensibilisation ici et depuis deux ans c’est la nouvelle raison de l’émigration clandestine. Les jeunes partent parce qu’ils savent qu’ils seront défendus là-bas ! C’est bien de faire ce qu’elles font mais elles ne nous aident pas du tout. Ce n’est pas pour engager des polémiques contre ces associations qui font peut-être un bon travail, mais sur le plan africain, elles ne nous aident pas vraiment. Nous leur demandons d’être un peu réalistes, c’est tout. Ou alors, qu’elles viennent au moins en Afrique regarder ce qui se passe, quels sont les effets de leurs actions, qu’elles soient conscientes de ce qu’elles font comme mal. Novopress : A l’inverse, d’autres personnes, tels que le Collectif Expulsions Sans Frontières (à qui vous avez adressé récemment un message de félicitations pour son action), ont entrepris, à travers leur lutte contre les transferts massifs de population, de s’opposer à la marchandisation et à la standardisation des êtres humains. Envisagez-vous des actions communes et coordonnées entre ce collectif et votre association ? Emile Bomba : Ecoutez, même si ce collectif n’existait par, il y aurait des expulsions. Depuis 2003 / 2004 il y a en moyenne 24.000 ou 25.000 expulsions annuelles en France. Moi, je crois d’abord qu’il ne faut pas stigmatiser les choses. Ce collectif, nous lui avons apporté tout notre soutien. Des gens peuvent être d’accord avec nous ou pas, on peut toujours critiquer. Ce collectif, nous le soutenons de fond en comble et nous sommes prêts à travailler avec lui main dans la main parce qu’enfin, voilà un collectif qui vient répondre de manière juste, forte, aux besoins qui se posent actuellement. Il faut bien que les Africains comprennent qu’on ne peut pas se mettre en marge de la légalité dans un pays et croire qu’on peut y vivre. Non ! Ce collectif, nous saluons son action parce qu’il a pour effet de dissuader les gens de partir. Nous en avons parlé dans un lycée. Nous avons fait savoir aux gens d’ici que ce collectif existe. Nous leur avons fait comprendre qu’en France ces gens défendent leur pays. Imaginez qu’au Cameroun il y ait 10.000 Chinois qui arrivent de façon irrégulière, vous croyez que nos commerçants vont accepter ça ? Ils ne vont pas l’accepter ! En leur expliquant ça, on leur explique que ce collectif a raison de faire ce qu’il fait. Grâce à ce collectif, on explique qu’on ne peut pas accepter que des gens vivent dans l’illégalité en faisant comme si ce n’était rien. Sinon à quoi servent les lois ? On passe d’un état de droit à un état de non droit ! Vous savez, les lois ne vont jamais arranger tout le monde. Mais ce Collectif Expulsions Sans Frontières, nous le soutenons de tout notre cœur, nous l’appelons à aller de l’avant. C’est un collectif qui nous aide enfin à faire comprendre aux jeunes que l’Europe, quand on y entre de façon illégale, on ne peut pas y résider. Il faut que les choses soient claires. Il ne faut pas mentir aux jeunes, il faut leur dire la vérité. Qu’ils sachent à quoi s’attendre là-bas. Alors ce collectif, on ne peut pas non plus le traiter de facho comme j’ai entendu certains le dire. Le combat que nous menons, si l’on se place d’un point A ou d’un point B, le point de vue ne sera jamais le même. Nous attendons toutes les critiques. Ça fait cinq ans que nous tendons la main aux différentes associations européennes. Aucune n’a jamais réagi parce qu’elles défendaient toujours les droits des immigrés clandestins. Nous allons vers le Collectif Expulsions Sans Frontières pas par intérêt, mais simplement parce que nous pensons que l’émigration clandestine ne peut être vaincue que s’il y a action en amont et en aval. Et là, ils viennent compléter la deuxième partie de cette action. Ça nous arrange. Ça prouve que ces gens ont le courage et la volonté d’enfin faire respecter la loi. Aux Etats-Unis, ça existe et je n’ai jamais entendu aucune critique contre les mesures en Arizona. Mais en France on critique… Il faudrait que les Français acceptent leurs lois. Ou alors qu’ils les changent, ça ne me dérange pas. Novopress : Emile Bomba, j’ai vu, là encore sur votre site, que « L’ALCEC prône l’amour de l’Afrique » Et cela me fait penser à ce qu’écrivait le poète français Joachim du Bellay dans un poème célèbre – « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » : « Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux ». Ce poème est un véritable hymne au ré-enracinement et au retour au pays. Et vous, que diriez-vous à vos compatriotes émigrés loin de la terre de leurs aïeux, en particulier en France, pour leur donner envie de rentrer vivre et travailler au pays ?
Emile Bomba : Eh bien, j’essaierais de leur faire comprendre qu’il y a un ensemble de choses qui sont faites au niveau du pays pour faciliter leur réintégration. Vous savez, il y a un sérieux frein au retour des immigrés camerounais, c’est qu’au plan local, rien n’est fait pour faciliter leur réintégration. Mais notre association se bat pour qu’il y ait une plateforme adoptée pour que lorsqu’un émigré cherche à se réintégrer dans son pays, cela soit totalement facilité. Bien souvent, quand vous vivez à l’étranger et que vous revenez avec un projet pour votre pays, ce projet est phagocyté par les gros poissons d’ici. Alors, ces Camerounais, s’ils aiment leur pays, qu’ils n’aient plus peur de revenir parce qu’il y a déjà une certaine volonté politique dans ce sens-là. Il faut qu’ils comprennent que c’est leur pays, c’est notre pays à nous tous. On ne peut pas l’abandonner ainsi. [cc] Novopress.info, 2008, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine [http://fr.novopress.info]
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17.01.2008
Exclusif : Richard Moyon, le porte-parole du Réseau Education Sans Frontières, répond à Novopress !
Dans son édition du 13 janvier, Novopress publiait un entretien du responsable du tout nouveau Collectif Expulsion Sans Frontières, lequel entend agir pour amplifier les expulsions de clandestins et lutter contre ceux qui soutiennent ces derniers. Dans un souci d’équité et afin que chacun puisse forger sa propre opinion, Novopress a décidé de donner cette fois-ci la parole à Richard Moyon, l’un des fondateurs (sinon le fondateur) du Réseau Education Sans Frontières. Mais si ! Ceux-là mêmes qui défilent pour empêcher les expulsions de clandestins ! Un entretien audio pas toujours très audible (nous avons dû le retranscrire ci-dessous). Novopress s’en excuse auprès de ses auditeurs et ne saurait trop conseiller à Richard Moyon de changer son téléphone. Un entretien… comment dire ? Pas de tout repos ! Surtout pour notre interlocuteur…
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