02.05.2008

Le sarkozysme ou l’apologie des faussaires et des combinards

Le sarkozysme ou l’apologie des faussaires et des combinards


Nous y voici : comme prévu, les premiers « faux papiers » viennent d’être régularisés.

Si nous nous résumons bien : des immigrés clandestins s’infiltrent dans notre pays où ils bénéficient de complicités aussi honteuses qu’illégales pour se maintenir sur le territoire et, en maquillant des documents administratifs ou en les fabriquant de toutes pièces, ils parviennent à se faire embaucher « régulièrement » par des patrons peu regardants pour ne pas dire parfois complices…

Certains d’entre eux, qui ne s’en cachent même pas, avouent avoir déposé en préfecture à plusieurs reprises des dossiers de demande régularisation, qui ont toujours été rejetés.

On est en droit de se demander pourquoi…et surtout comment au dépôt d’une nouvelle demande alors que la précédente avait été rejetée officiellement - ce qui doit tout de même laisser des traces facilement consultables à l’heure de l’informatique, dans les archives administratives – les procédures judiciaires dec poursuites pour usage de faux et d’expulsion n’ont pas été mises immédiatement en route.
L’administration préfectorale est donc évidemment complice !

Aujourd’hui on régularise les faussaires et les combinards au lieu de les sanctionner selon les termes de la simple application de la loi.

A l’heure où le taux de chômage de la communauté immigrée atteint pratiquement le triple du taux de chômage de la communauté nationale de souche (chiffre donné par le président Sarkozy lui-même !), on peut s’interroger sur le sens de cette mesure et de cette politique du laxisme le plus, indécent.

S’agit-il de faire plaisir au lobby patronal pour lui donner le moyen de faire ainsi baisser le coût de la main d’œuvre ?

Si le président de la CGPME pousse officiellement à la roue, Madame Parisot, présidente du MEDEF, se tait prudemment : il est vrai qu’il ne s’agit plus pour elle de déstabiliser les instances patronales et le monde du travail en jouant les « mère la vertu » qui s’insurgent contre des caisses noires qui financent – secret de Polichinelle - les syndicats…depuis des décennies !

S’agit-il de faire plaisir au grand gourou Attali qui veut absolument noyer le pays sous une immigration toujours plus forte alors que plus de 22% des immigrés restent sans travail à ce jour ?

S’agit – il enfin d’encourager la mise en place de réseaux mafieux d’infiltration de main d’œuvre clandestine et de légitimer de nouveaux négriers?

Toutes ces questions aussi légitimes soient – elles restent à ce jour sans réponse.

Parmi les multiples réformes toujours annoncées à grand fracas, voici que l’on réintroduit dans l’enseignement primaire l’ « Education civique et morale »

On peut suggérer au corps enseignant d’utiliser l’administration pour en illustrer les cours:

- faire venir des employés de mairie qui expliqueront comment on enregistre sans sourciller la naissance d’enfant d’une mère qui accouche tous les trois mois depuis cinq ans…
- montrer comment un dossier de demande de régularisation, rejeté, peut « réapparaître » deux ou trois ans plus tard sans étonner personne dans une préfecture…
- expliquer les bienfaits des faux papiers pour déjouer les enquêtes (s’il y en a ?) de l’Inspection du Travail, du fisc ou de la Sécurité Sociale, etc.
- faire venir des membres des réseaux de soutien aux « sans papiers » qui prôneront les bienfaits de la désobéissance civique et exposeront comment ils ne sont jamais poursuivis en justice…

Le tout conduisant à énoncer la première des nouvelles règles de la morale républicaine française: si bien mal acquis ne profite pas tout de suite, papier douteux permet toujours d’arriver à ses fins s’il n’est pas trop mal maquillé…


Juan Corresco

29.04.2008

RESF - Patronat même combat

Communiqué des Jeunesses Identitaires Paris et Ile de France :: 25 avril 2008


RESF = nouveaux négriers !
RESF patronat même combat !
RESF fournit de la chair fraîche au patronat !
RESF = esclavagiste !
Laissez-les grandir chez eux !

… tels étaient les slogans inscrits sur le parcours de la manifestation parisienne organisée le 5 avril 2008, à l’appel des groupuscules RESF, Alternative Libertaire, PCF, Cimade, collectif Sans Papiers 13, Ligue des doits de l’Homme, etc.

Une action des Jeunesses Identitaires Paris et Ile de France visant à mettre à l’index les contradictions des marcheurs.

Une opération pour le moins pertinente puisqu’elle provoqua une grande perplexité dans les rangs mêmes des manifestants, d’aucuns auront jugé que la critique provenait de leur propre bord !

Coincés entre le chou et la chèvre (défendre la cause immigrationniste, l’abolition des frontières et combattre le libéral-mondialisme, les abus sociaux, l’exploitation…), les ligues web-révolutionnaires, syndicats anarcho-ludiques et autres confédérations en perdent leur latin.

Et de fait, il est désormais admis par tous que le patronat trouve dans les clandestins une main d’œuvre bon marché et malléable à dessein ; le clandestin a besoin de se soigner, de se nourrir et de travailler ; pris à la gorge, il n’a d’autres choix que d’accepter des conditions de travail et de rémunération indignes voir même dangereuses. Son absence de statut légal et sa privation de droits civiques en font une proie facile pour les patrons malveillants.

En outre, aussi vrai que 1-1=0, un emploi occupé par un clandestin reste un emploi de moins pour un citoyen français.

Ceux qui dénoncent RESF comme fournissant de la chair fraîche aux patrons-voyous sont ceux qui défendent les droits des français ; ceux qui jettent l’anathème sur l’hypocrisie sentimentaliste des idéologues droitsdelhommistes sont les seuls défenseurs de la cause des peuples.

Contre l’exploitation libérale, contre la colonisation morale, ethnique et culturelle, défendons notre identité.

JI Paris et Ile de France


28.04.2008

De l’administration au patronat : les collabos de l’immigration clandestine

Depuis quelques jours la classe politique et le microcosme médiatique s’agitent beaucoup autour d’une grève orchestrée par la CGT, par provocation de quelques centaines de sans papiers « travaillant dans la restauration ». Certains de ces travailleurs de l’ombre revendiquent en effet plus de dix années d’activité professionnelle, parfois chez le même employeur, et produisent à l’appui fiches de paye, carte de sécurité sociale, feuille d’impôts et tout l’attirail des justificatifs administratifs du citoyen moyen.

Et chacun de s’interroger « Mais comment est-ce possible ? »
Tout simplement parce que les intéressés ne sont pas des « sans papiers » mais des « faux papiers » : ils disposent tous des documents officiels contrefaits et usurpés nécessaires à leur embauche. Et chacun de s’interroger à nouveau : « Mais comment est-ce possible ? » La réponse est tout aussi simple : parce que l’administration et l’employeur sont la plupart du temps complices ! Est-il imaginable en effet d’imaginer un patron qui ne réalise pas au bout d’un certain temps que son employé dispose d’une identité usurpée ? Même le président Sarkozy, dans sa dernière conférence de presse, s’en étonnait et manifestait son scepticisme quant à la bonne foi des employeurs ! C’est dire !

L’histoire est d’autant plus croustillante que la grève émane initialement du personnel d’arrière cuisine de restaurants huppés parfois même fréquentés par ledit président…et que l’un d’eux, avouant employer certains de ces « faux papiers » depuis des années…se trouve d’ailleurs à Neuilly !

Les services de la mairie sarkozienne ne sont certainement pas irréprochables dans cette affaire ! Car les identités usurpées servent à plusieurs petits malins en même temps. Qu’observe-t-on en effet : des documents aberrants que tout fonctionnaire, aussi peu zélé soit-il, ne peut décortiquer sans froncer le sourcil : feuilles d’impôts présentant des cumuls salariaux incompatibles avec la rétribution moyenne du travail concerné, inscriptions sous le même nom de multiples activités sur les registres de la Sécurité Sociale, des Caisses de Retraite ou de l’Inspection du Travail. Et personne ne bronche en voyant une même identité présentant un cumul de cinq ou six activités à temps plein !
Et notons qu’aujourd’hui la falsification de documents dépasse largement le contexte de l’embauche : ainsi le patron du service d’obstétrique d’un grand hôpital s’étonnait auprès de la mairie (où étaient déclarés les nourrissons) que « depuis plusieurs années des patientes africaines accouchaient trois à quatre fois par an ! » Mais la réponse de la mairie fut plus que laconique « Ceci n’est pas votre problème » (sic !)
Qui osera dire qu’il n’y a pas là la preuve d’une évidente et bienveillante complicité ?

Et tout cela n’est d’ailleurs pas nouveau : Jacques Chirac, alors premier ministre – cela ne date donc pas d’hier - s’étonnait un jour lors d’une interview sur TF1 de la longévité des chinois : « Comment ce fait-il qu’aucun chinois ne meure jamais en France ? ». Bien évidemment parce que les papiers sont aussitôt transmis à l’immigré suivant…

Pour les patrons naïfs ou « complaisants », c’est tout bénéfice : comment croire en effet qu’il a fallu embaucher des « sans papiers » faute de main d’œuvre, quand l’immigration légale présente un taux de chômage de 22% ? (chiffre avancé par le président Sarkozy lui-même !). Mais il est peut être vrai que ces « immigrés légaux - chômeurs de fait » préfèrent se contenter des prestations sociales diverses auxquelles ils ont légalement droit !

Si certains patrons prennent le risque d’embauche des « faux papiers » c’est évidemment la plupart du temps en pleine connaissance de cause : l’embauche de ces immigrés illégaux, initialement sans ressources et sans protection sociale, permet l’assurance d’une main d’œuvre docile et sous payée, malléable et corvéable à merci : c’est la résurrection d’une nouvelle forme, modernisée, de l’esclavage. C’est bien ce que le Collectif Expulsion Sans Frontières dénonce depuis sa création !
Monsieur Jean François Roubaud, président de la CGPME, ne s’en cache même pas : il va jusqu’à demander lors d’une récente nterview télévisée : « La régularisation globale de trente à cinquante mille immigrés sans papiers qui travaillent légalement depuis des années notamment dans le secteur de la restauration ou des travaux publics » (sic !). On notera que le MEDEF observe dans cette affaire un silence prudent…Par décence sans doute ! Le Ministre de l’Identité Nationale et de l’Immigration se refuse, sur ordre du président Sarkozy, à toute régularisation massive. Enfin, pour le moment !

Personne ne souligne en effet que ces « faux papiers » sont d’abord des délinquants à double titre :

- d’une part, pour entrée et maintient sur le territoire national (à la suite d’une entrée frauduleuse ou d’un visa de tourisme temporaire) ,
- d’autre part et surtout pour usurpation d’identité, ce qui est encore bien le plus grave.

La loi stipule entre autre que l’usurpation d’identité devient un délit pénal dès l’instant où le fait de prendre l’identité d’un tiers a été réalisée dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales. Délit passible de 5ans de prison et 75 000 € d’amende (Art. 434-23 du code pénal). Or, il est clair qu’un immigré en situation irrégulière est bien susceptible de poursuites !
Ainsi, non seulement il ne devrait pas être question de « légaliser » la présence de ces individus qui privent de travail, par leur activité, une partie des 22% de chômeurs de l’immigration légale, mais il devrait être d’abord question de leur condamnation aux termes de l’article suscité.

Par ailleurs, dans la Convention Européenne des droits de l’Homme (CEDH) de 1950, un extrait de son article 5, intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » précise:

« § 2. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales :

al. f : s’il s’agit de l’arrestation ou de la détention régulière d’une personne pour l’empêcher de pénétrer irrégulièrement dans le territoire, ou contre laquelle une procédure d’expulsion ou d’extradition est en cours. »

Ce qui montre, si besoin l’était, l’accord unanime de toutes les instances dans ce domaines !

Quant aux collabos qui profitent, ou du moins qui permettent, par leur bienveillant aveuglement le développement du système, leur situation judiciaire ne serait guère plus enviable si la France voulait bien redevenir un état de droit, ce qu’elle a fortement tendance à oublier en matière d’immigration.

Si faire entrer un étranger irrégulièrement en France est un délit, l’aider à s’y maintenir aussi ! Peine de prison de 5 ans maximum et/ou une amende, plus des peines complémentaires qui visent surtout les trafiquants de main d’oeuvre ainsi que les passeurs (confiscation de véhicule, interdiction d’exercer une activité de transporteur…). [Ces peines sont de 10 ans de prison et 2 millions d’euros d’amende maximum en cas d’aide par une bande organisée.]

Notons bien que les patrons ripoux, parfaitement au courant des représailles qui les guettent, ont déjà pris les devants, en demandant l’immunité les concernant, en préalable aux éventuelles procédures de régularisation au « cas par cas » de leurs employés !

Mais la situation est en fait beaucoup plus grave car elle présage, si rien n’est fait, l’implantation généralisée de réseaux européens de type mafieux susceptibles de fourniture « clef en main » de personnel à bon marché pour des employeurs peu regardant dans des secteurs à main d’œuvre peu qualifiée, en assurant l’acheminement, le passage aux frontières comme la fourniture de papiers de ces nouveaux esclaves. 160 ans après l’abolition de l’esclavage, Victor Schoelcher aurait encore du travail…et à une échelle insoupçonnée !

C’est donc d’abord au niveau du contrôle des entreprises et des services administratifs qu’il importe d’être vigilant et surtout répressif vu le laxisme ambiant! Souhaitons que cela ne reste pas un vœu pieux, que les élus de la nation s’intéressent enfin efficacement au problème, et que monsieur Brice Hortefeux y songe sérieusement et fasse prendre les mesures nécessaires !

15.04.2008

Aider un clandestin est un délit !

Le clandestin est un délinquant. Au même titre qu'un individu qui pénètre dans une maison pour y dérober des objets est un voleur, une personne qui pénètre sans autorisation sur le territoire d'un pays commet un délit.


La personne, française ou étrangère, qui aide un clandestin, ou tente d'aider, à entrer, à circuler, à séjourner, commet un délit.

"Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 euros."

Article L622-1 Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Immigration clandestine : combien ça coûte ?

Difficile évidemment de faire un bilan réel du coût de l'immigration clandestine. En revanche, ce qui est certain, c'est qu'un immigrant clandestin coûte plus cher qu'un légal, ne serait ce qu'en frais de justice et de police.

Sur ce lien, l'internaute intéressé par un autre son que celui des médias officiels trouvera des éléments de réponse sur ce que lui coûte l'immigration.

Lien

Aider les clandestins ? La Mafia adore !

Aider les clandestins ? La Mafia adore !

Sans le vouloir, les militants du RESF assurent bien souvent le service après vente des mafias qui organisent le trafic d'être humains vers la France et l'Europe. En effet, si ces mafias organisent l'entrée illégale sur notre territoire des clandestins, le RESF, lui, agit pour éviter leur expulsion. Sous couvert d'une fausse générosité, les actions du RESF tendent à aboutir à des conséquences inacceptables pour les clandestins comme pour les Français.
 
L'immigration clandestine en Europe n'est plus depuis longtemps une aventure individuelle. Elle est entre les mains de mafias organisées, efficaces, aux ramifications complexes pour qui "l'immigré" est une marchandise très rentable.
L'immigration clandestine est ainsi devenue une économie "parallèle" au même titre que l'économie de la drogue. Ce marché économique est réparti en plusieurs sous marchés. Celui des passeurs de frontières, celui de la fabrication de faux papiers, celui du travail au noir.
 
Un exemple du fonctionnement de ces mafias - le rapport 2007 sur la mafia albanaise du commissaire divisionnaire François Farcy de la police judiciaire belge.
 

Vous voulez aider les mafias internationales à exploiter les pauvres du sud ?
 
Vous voulez offrir aux patrons voyous de France une main d'œuvre exploitable et bon marché au détriment des travailleurs français ?
 
Alors, n'hésitez plus ! Militez pour interdire les expulsions d'immigrés clandestins !

Scolarisation : Arme d'implantation massive

Scolariser un enfant - le jackpot pour rester chez nous

Les filières d'immigrés clandestins le savent.
Il est plus facile d'expulser un célibataire qu'une famille.
Il est plus facile d'expulser une famille sans enfants scolarisés qu'une famille dont un enfant est à la maternelle depuis 1 mois.
Il est plus facile d'expulser une famille dont un enfant est scolarisé qu'une famille dont la mère a pris soin d'accoucher de son dernier né en France, ce qui a fait du bébé un Français.
Bref, les clandestins connaissent toutes les combinaisons possibles pour rester dans le pays où ils sont entrés illégalement.

Les militants communistes ou d'extrême-gauche du réseau d'Educations Sans Frontières affirment qu'un enfant qui vit en France a un droit à la scolarité. Ce n'est pas notre opinion. Nous ne concevons pas la France comme un supermarché des droits. Droit à la scolarisation, droit au logement, droit à l'aide social, droit à la santé…

Les seuls à avoir des droits en France sont les Français et les travailleurs étrangers qui ont acquis certains droits grâce à leur travail.

La scolarisation d'un enfant coûte à l'Etat et donc aux Français entre 3 000 et 6 000 euros selon le niveau scolaire. Multipliez cette somme par le nombre d'immigrés clandestins dans nos écoles et vous comprendrez en partie pourquoi l'Education nationale manque de moyens, pour les syndicats répètent qu'il " n'y a pas assez de profs ! "..

Curieusement, les militants de RESF si prompts à pleurer sur les petits immigrés clandestins n'ont pas une pensée pour les enfants français qui, dans certains quartiers, se retrouvent minoritaires dans leurs classes. Le RESF n'a pas davantage une pensée pour toutes les familles française qui doivent payer pour envoyer leurs enfants dans le privé car l'établissement public dont ils dépendent croule sous les problemes issus de l'immigration.

La France et les Français ne doivent rien aux immigrés clandestins. Leur place n'est ni dans nos écoles, ni dans nos HLM, ni dans des hôtels payés par les contribuables, ni dans nos hôpitaux, ni dans nos prisons. Elle est chez eux, dans leur pays.

12.04.2008

La Mafia leur dit merci !

La Mafia leur dit merci !

 
Claudine, directrice d'école, 53 ans,

ne veut pas que le petit Yazid soit expulsé. Claudine se croit généreuse. Mais a-t-elle conscience qu'elle encourage ainsi le trafic d'êtres humains, nouvelle activité florissante du crime organisé international ?

Claudine, la mafia te dit "Merci"!

 


   
 
Cindy, 17 ans,

est heureuse car avec tout son lycée, élèves et enseignants réunis, elle a obtenu la régularisation de Mei-Li, sa camarade de classe. Cindy croit avoir triomphé du fascisme et de Nicolas Sarkozy. Mais là-bas, en Orient, c'est la dictature chinoise qui se réjouit et prépare avec les réseaux mafieux l'émigration clandestine de milliers d'autres Mei-Li.

Cindy, la mafia te dit "Merci"!


   
 
Jean-Luc, 47 ans,

a déclenché une bagarre dans l'avion qui devait reconduire Moussa en Afrique. Interrogé par les médias, Jean-Luc a dénoncé les "Airbus de la honte". Moussa, à ce moment-là, s'est mis à pleurer en se rappelant comment son frère était mort de froid dans le train d'atterrissage de l'avion qui les avait emportés vers la France. Pourtant, l'employé à qui ils avaient donné 2000 dollars pour embarquer clandestinement leur avait dit qu'ils ne craignaient rien... Ce que Moussa ne sait pas, c'est que demain, quand la presse africaine aura raconté comment Jean-Luc a empêché son retour au pays, les candidats à l'émigration afflueront auprès du passeur de l'aéroport. Et que celui-ci ne demandera plus 1000 mais 5000 dollars par personne...

Jean-Luc, la mafia te dit "Merci"!
   

Haschim Z., 35 ans,

chef de clan albanais, spécialisé dans le trafic de drogue, de prostitution et d'immigration. Via ses réseaux en Belgique, en France et en Allemagne, Haschim Z., dont une partie de la famille vit avec le statut de réfugié à Cologne, organise l'entrée annuelle en Europe occidentale de 800 à 1 000 personnes. Les tarifs varient selon les prestations de 3 000 à 5 000 euros.
Que ses " clients " soient interpellés par la police ou la gendarmerie, n'intéresse évidemment pas Haschim Z. Il laisse le soin du service après vente aux militants d'extrême gauche de France et d'ailleurs. Haschim Z. a, lui, d'autres soucis et notamment l'ouverture de sa filière à l'immigration chinoise via Istambul. Des Français s'opposent au renvoi des clandestins ? Un argument de plus pour son entreprise…

Haschim Z. remercie le Service Après Vente organisé par l'extrême gauche française!

11.02.2008

Une association camerounaise soutient le Collectif Expulsions Sans Frontières

Une association camerounaise soutient le Collectif Expulsions Sans Frontières
Communiqué du 11 février 2008


Le Collectif Expulsions Sans Frontières salue avec intérêt l’intervention de l’Association camerounaise de Lutte contre l’Emigration Clandestine parue ces derniers jours sur le site de Novopress.
Les membres de l’ALCEC mènent un combat de première importance dans leur pays pour informer leurs concitoyens de la réalité de l’émigration vers la France. Mais, plus encore, ils mènent un vrai combat identitaire. C'est-à-dire, qu’à l’heure où l’être humain est considéré comme une marchandise par le système mondialiste, ils considèrent qu’il existe un droit et un devoir pour chaque peuple de vivre dignement sur sa terre. L’Europe n’est pas l’Eldorado que beaucoup d’Africains pensent. Certes, ils y trouvent des aides sociales, des soins médicaux, parfois du travail. Mais, quelles que soient leurs conditions de vie en Europe, les émigrés vivent une véritable aliénation culturelle.
Les groupes gauchistes français ou européens qui protègent les clandestins jouent le rôle de collabos de la marchandisation des êtres et du monde. Face à eux, les militants identitaires de France, d’Europe et d’Afrique sont appelés à se retrouver ensemble pour mener un combat commun de défense de leurs peuples et de leurs nations.
Cette interview de l’ALCEC à Novopress est, dans ce contexte, une première bonne nouvelle, qui devra être amplifiée dans un avenir proche.
Cette bonne nouvelle est à mettre en parallèle avec la dernière affaire criminelle qui touche certains réseaux de défense des clandestins. A Marseille, trois médecins psychiatres viennent d’être incarcérés. Ils sont accusés d’avoir participé à un réseau mafieux en délivrant des certificats de complaisance à des clandestins afin que ceux-ci puissent trouver des titres de séjour. Certains de ces médecins avouent l’avoir fait pour l’argent : jusqu’à 4 000 euros pour un faux certificat de maladie mentale. D’autres mettent en avant de prétendus sentiments humanitaires. Mais derrière ce prétexte de charité, on retrouve toujours et encore l’exploitation de la misère des Africains et le mépris de la France. Quatre autres personnes liées à une Association pour l'Aide au Séjour (APAS) à Marseille ont également été écrouées. Cette association était subventionnée, comme il se doit dans une république décadente.
Le Collectif Expulsions Sans Frontières et ses nouveaux correspondants africains seront vigilants à propos sur ce type de scandale. Le CESF, de son côté, entend mettre les parlementaires français devant leurs responsabilités de gardiens des lois : dissolution des associations de fait ou de loi de 1901 soutenant les immigrés illégaux, interdiction de subventions publiques à ces groupes. Aujourd’hui, le scandale de l’APAS, demain... qui ?

05.02.2008

Emile Bomba parle aux camerounais

 


 

 

 

 

04.02.2008

Novopress cite l'Alcec et le CESF

Emile Bomba: « il faut redonner envie aux jeunes Camerounais de vivre dans leur pays »
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Les immigrés clandestins – improprement appelés « sans-papiers » par ceux qui tentent de faire oublier l’illégalité de leur situation et de leurs actes – sont depuis plusieurs semaines à la Une de l’actualité. Certains s’opposent à leur maintien sur notre sol alors que d’autres font tout pour favoriser celui-ci, alimentant par là-même la pompe aspirante de l’immigration. Après avoir donné la parole aux uns, le Collectif Expulsion Sans Frontières, et aux autres, René Moyon du Réseau Education Sans Frontières, Novopress a voulu faire entendre la voix de ceux que l’on oublie trop souvent : les ressortissants des pays d’émigration. C’est ainsi que nous avons entamé le dialogue avec Emile Bomba Afana. Ce Camerounais – qui vient d’adresser un message de félicitations au Collectif Expulsions Sans Frontières ! – est étudiant en sciences de gestion à l’Université de Yaoundé et préside l’Association de Lutte Contre l’Émigration Clandestine. Son équipe a entrepris un formidable travail de sensibilisation des populations afin de prévenir ce fléau qu’est l’expatriation. Un dialogue entre continent noir et continent blanc qui risque de faire grincer les dents des militants forcenés de l’immigration à tout-va…
Image Hosted by ImageShack.us Novopress : Emile Bomba, vous présidez au Cameroun l’ALCEC, l’Association de Lutte Contre l’Émigration Clandestine, qui a entrepris un gros travail de sensibilisation des populations locales. Pouvez-vous nous présenter les buts de votre association ainsi que vos actions ? Emile Bomba : Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à notre modeste association. L’Association de Lutte Contre l’Émigration Clandestine a été créée il y a un peu plus de cinq ans déjà, suite au drame d’un de nos amis qui voulait rejoindre l’Italie en passant par la Lybie. Son décès nous a fait prendre conscience que le danger lié à l’émigration clandestine était tout proche et nous guettait. Avec des amis d’Université, cela a commencé à la fac comme une histoire de copains, mais en raison de l’importance que cela avait, nous avons créé une association que nous avons légalisée officiellement en 2005.
« L’émigration clandestine, c’est d’abord un drame humanitaire »
Notre association se base sur trois principaux axes de travail : La sensibilisation dans les établissements d’enseignement secondaires (lycées et collèges), dans les universités à travers des conférences, et surtout, depuis l’année dernière, nous avons mis sur pied un concept très porteur : c’est le concept d’ateliers populaires qui consiste à réunir les parents, les chefs de quartiers et les enfants dans leur environnement naturel et d’aborder avec eux les différents problèmes liés aux migrations. Notre association a comme autre axe de travail la proposition d’alternatives. Nous le faisons à travers des études, car pour comprendre un phénomène, il faut d’abord l’étudier. Nous avons donc lancé une série d’études. Nous avons par exemple signé en septembre dernier le profil migratoire des 15-35 ans de la ville de Yaoundé, ce qui nous permet de mieux appréhender le phénomène. Image Hosted by ImageShack.usNous espérons lutter contre l’émigration clandestine à travers tout cela parce que l’émigration clandestine, c’est d’abord un drame humanitaire. Il ne faut pas oublier que ce sont des hommes qui meurent. Il faut cesser de ne voir que des chiffres, il faut d’abord voir que ceux qui meurent, c’est un frère, un cousin, un ami ou même une amie. C’est pour cela que ce problème nous tient particulièrement à cœur parce que l’Afrique et les Africains méritent mieux que cela, que demourir dans les barques ou dans les soutes des avions. Il faut d’abord que l’Africain retrouve sa dignité. C’est notre objectif premier. Novopress : Justement, l’immigration est un drame pour les pays « d’accueil », mais, vous venez de le dire, l’émigration est un drame humain : comme vous l’indiquez sur votre site, en 2006 quelques 7.000 émigrants clandestins africains seraient morts durant leur tentative pour gagner l’Europe. Pour prendre l’exemple du Cameroun, 50.000 ressortissants camerounais au moins résident en France, sans compter les clandestins. Comment cet exode démographique est-il vécu dans votre pays ? Emile Bomba : Ça dépend de l’appartenance politique que nous avons. Le Cameroun a ceci de particulier que c’est 210 ethnies. Il faut d’abord parler de l’appartenance politique. Quand on est pour le système en place, ce sont les « lâches » qui s’en vont. Quand on est dans l’opposition, c’est à cause de la mauvaise gestion du pays que les gens partent. A la fin des jeunes ne font que mourir. Sur le plan institutionnel, vous avez par exemple le Ministère des sports qui fait beaucoup de sensibilisation contre ce fléau parce que le sport est la troisième cause de départ des camerounais vers l’étranger. Donc ce Ministère s’implique à fond là-dedans pour essayer de faire comprendre aux jeunes qu’on ne peut pas réussir par le sport si on s’en va de cette manière-là. Il faut avoir des papiers, il faut être en règle et tout le reste. Donc ce drame au Cameroun est vécu de manière une peu floue. D’une part un certain nombre de gens encouragent ce phénomène, et de l’autre côté il y a des gens qu’on veut faire revenir. Ça dépend de l’appartenance politique. Mais ce qui en ressort, c’est que de plus en plus, les autorités locales, les chefs de quartiers, les chefs de villages, les conseils s’impliquent pour essayer de participer aux actions de sensibilisation que nous menons, pour essayer de faire comprendre à cette jeunesse que, peut-être que notre pays est sous-développé mais qu’une chance de réussir ici est possible et c’est l’idée sur laquelle notre campagne de sensibilisation de cette année sera totalement axée : il faut redonner envie aux jeunes Camerounais de vivre dans leur pays, il faut leur redonner confiance en leur pays. Le Chef de l’Etat en 2005, dans son discours de présentation des vœux au corps diplomatique, avait fait des allusions aux problèmes liés à l’émigration clandestine. Mais c’est timidement que les autorités, à travers les institutionnels, les différents départements ministériels concernés, commencent à s’impliquer. Et comme je vous l’ai dit : chapeau au Ministère des sports qui ne ménage pas ses efforts pour sensibiliser de ce côté-là !
« Certaines organisations occidentales font tout pour faire croire que nos actions sont inutiles en essayant, par exemple, de protéger les clandestins »
Image Hosted by ImageShack.usAu niveau des populations, les parents se disaient qu’en cotisant et qu’en envoyant les enfants en Europe, c’était le succès assuré. Il a fallu que nous fassions changer les mentalités pour leur faire comprendre que le tout n’est pas de réunir des fonds pour que leurs enfants partent. Si ceux-ci sont incapables de s’assurer une vie digne là-bas, alors qu’ils ne s’étonnent pas que leurs enfants ne leur ait jamais rien envoyé, ni donné de nouvelles ! Parce que quelqu’un qui est dans le noir ne le peut pas. Parce que, et d'un, il faut qu’il arrive à destination, et de deux, il faut qu’il puisse s’en sortir, et de trois, il faut qu’il trouve des astuces pour pouvoir envoyer de l’argent. Et à 90 % ce n’est jamais le cas. Nous essayons de faire comprendre ça aux parents qui au départ étaient peu réceptifs, mais qui, de plus en plus, commencent à adhérer à notre vision. Mais vous me permettez de rebondir sur certaines organisations occidentales qui font tout pour faire croire que notre combat est inutile en essayant, par exemple, de protéger les clandestins. Ça ne nous aide pas du tout et au contraire ! Quand vous allez voir un jeune de 17 ou 21 ans dans un ghetto, il vous dit : « là-bas, il ya des gens qui vont défendre les noirs… » Et ça, c’est la pire idée que nous ayons dans la société. Novopress : C’est justement une question que j’étais sur le point de vous poser ! Il existe en Europe, et en France en particulier, des associations – le plus souvent animées par des militants fortement politisés issus d’organisations extrémistes – qui prétendent aider les immigrés clandestins en favorisant leur maintien et leur installation sur le territoire des pays dit « d’accueil ». Vous avez déjà un peu répondu à ma question puisque j’allais vous demander si, selon vous, ces associations rendaient réellement service aux clandestins et aux pays dont ces clandestins sont originaires ? Et quel message aimeriez-vous adresser à ces associations, comme, pour prendre le cas de la France, le Réseau Education Sans Frontières qui milite en faveur de l’installation des clandestins en France ? Emile Bomba : Je ne vais pas m’adresser à une association spécifique. Ce que je voudrais dire, c’est que nous comprenons leur combat. Effectivement, sur le plan humain il est inadmissible de voir des gens se faire expulser dans des conditions parfois en deçà de la dignité humaine. Nous sommes d’accord avec elles. Mais il faudrait que ces associations regardent des réalités telles qu’elles sont. Nous ne sommes pas contre les actions qu’elles mènent, mais le problème c’est que c’est un appel d’air pour ces jeunes qui sont ici et qui veulent partir ! Ils savent qu’ils auront des refuges là-bas. Et ça n’arrête en rien la saignée de l’émigration clandestine. Alors ces associations nous aideraient d’avantage en incitant plutôt les gens à revenir vivre dans la dignité dans leur pays. Vous imaginez qu’à défendre toujours celui qui est dans l’illégalité, celui qui n’est pas en conformité avec la loi, celui qui est tout sauf un bon citoyen, ça ne nous aide pas du tout ! Vous avez des jeunes qui nous disent « vous me faites perdre mon temps. Moi, je m’en vais et puis on va me défendre là-bas ». Et il ne sait même pas s’il va arriver ou pas !
« Les jeunes partent parce qu’ils savent qu’ils seront défendus là-bas ! »
Image Hosted by ImageShack.usNous comprenons leur combat mais nous leur demandons d’être un peu plus réalistes et de regarder les choses en face. Ça fait très mal de voir des élèves du primaire ou du secondaire se faire expulser, mais il faut qu’on regarde les choses en face ! En France c’est tellement médiatisé que ça vient faire contrepoint à nos campagnes de sensibilisation ici et depuis deux ans c’est la nouvelle raison de l’émigration clandestine. Les jeunes partent parce qu’ils savent qu’ils seront défendus là-bas ! C’est bien de faire ce qu’elles font mais elles ne nous aident pas du tout. Ce n’est pas pour engager des polémiques contre ces associations qui font peut-être un bon travail, mais sur le plan africain, elles ne nous aident pas vraiment. Nous leur demandons d’être un peu réalistes, c’est tout. Ou alors, qu’elles viennent au moins en Afrique regarder ce qui se passe, quels sont les effets de leurs actions, qu’elles soient conscientes de ce qu’elles font comme mal. Novopress : A l’inverse, d’autres personnes, tels que le Collectif Expulsions Sans Frontières (à qui vous avez adressé récemment un message de félicitations pour son action), ont entrepris, à travers leur lutte contre les transferts massifs de population, de s’opposer à la marchandisation et à la standardisation des êtres humains. Envisagez-vous des actions communes et coordonnées entre ce collectif et votre association ? Emile Bomba : Ecoutez, même si ce collectif n’existait par, il y aurait des expulsions. Depuis 2003 / 2004 il y a en moyenne 24.000 ou 25.000 expulsions annuelles en France. Moi, je crois d’abord qu’il ne faut pas stigmatiser les choses. Ce collectif, nous lui avons apporté tout notre soutien. Des gens peuvent être d’accord avec nous ou pas, on peut toujours critiquer. Ce collectif, nous le soutenons de fond en comble et nous sommes prêts à travailler avec lui main dans la main parce qu’enfin, voilà un collectif qui vient répondre de manière juste, forte, aux besoins qui se posent actuellement. Il faut bien que les Africains comprennent qu’on ne peut pas se mettre en marge de la légalité dans un pays et croire qu’on peut y vivre. Non ! Ce collectif, nous saluons son action parce qu’il a pour effet de dissuader les gens de partir. Nous en avons parlé dans un lycée. Nous avons fait savoir aux gens d’ici que ce collectif existe. Nous leur avons fait comprendre qu’en France ces gens défendent leur pays. Imaginez qu’au Cameroun il y ait 10.000 Chinois qui arrivent de façon irrégulière, vous croyez que nos commerçants vont accepter ça ? Ils ne vont pas l’accepter ! En leur expliquant ça, on leur explique que ce collectif a raison de faire ce qu’il fait. Grâce à ce collectif, on explique qu’on ne peut pas accepter que des gens vivent dans l’illégalité en faisant comme si ce n’était rien. Sinon à quoi servent les lois ? On passe d’un état de droit à un état de non droit ! Vous savez, les lois ne vont jamais arranger tout le monde. Mais ce Collectif Expulsions Sans Frontières, nous le soutenons de tout notre cœur, nous l’appelons à aller de l’avant. C’est un collectif qui nous aide enfin à faire comprendre aux jeunes que l’Europe, quand on y entre de façon illégale, on ne peut pas y résider. Il faut que les choses soient claires. Il ne faut pas mentir aux jeunes, il faut leur dire la vérité. Qu’ils sachent à quoi s’attendre là-bas. Alors ce collectif, on ne peut pas non plus le traiter de facho comme j’ai entendu certains le dire. Le combat que nous menons, si l’on se place d’un point A ou d’un point B, le point de vue ne sera jamais le même. Nous attendons toutes les critiques. Ça fait cinq ans que nous tendons la main aux différentes associations européennes. Aucune n’a jamais réagi parce qu’elles défendaient toujours les droits des immigrés clandestins. Nous allons vers le Collectif Expulsions Sans Frontières pas par intérêt, mais simplement parce que nous pensons que l’émigration clandestine ne peut être vaincue que s’il y a action en amont et en aval. Et là, ils viennent compléter la deuxième partie de cette action. Ça nous arrange. Ça prouve que ces gens ont le courage et la volonté d’enfin faire respecter la loi. Aux Etats-Unis, ça existe et je n’ai jamais entendu aucune critique contre les mesures en Arizona. Mais en France on critique… Il faudrait que les Français acceptent leurs lois. Ou alors qu’ils les changent, ça ne me dérange pas. Novopress : Emile Bomba, j’ai vu, là encore sur votre site, que « L’ALCEC prône l’amour de l’Afrique » Et cela me fait penser à ce qu’écrivait le poète français Joachim du Bellay dans un poème célèbre – « Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage… » : « Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux, Que des palais Romains le front audacieux ». Ce poème est un véritable hymne au ré-enracinement et au retour au pays. Et vous, que diriez-vous à vos compatriotes émigrés loin de la terre de leurs aïeux, en particulier en France, pour leur donner envie de rentrer vivre et travailler au pays ? Image Hosted by ImageShack.usEmile Bomba : Eh bien, j’essaierais de leur faire comprendre qu’il y a un ensemble de choses qui sont faites au niveau du pays pour faciliter leur réintégration. Vous savez, il y a un sérieux frein au retour des immigrés camerounais, c’est qu’au plan local, rien n’est fait pour faciliter leur réintégration. Mais notre association se bat pour qu’il y ait une plateforme adoptée pour que lorsqu’un émigré cherche à se réintégrer dans son pays, cela soit totalement facilité. Bien souvent, quand vous vivez à l’étranger et que vous revenez avec un projet pour votre pays, ce projet est phagocyté par les gros poissons d’ici. Alors, ces Camerounais, s’ils aiment leur pays, qu’ils n’aient plus peur de revenir parce qu’il y a déjà une certaine volonté politique dans ce sens-là. Il faut qu’ils comprennent que c’est leur pays, c’est notre pays à nous tous. On ne peut pas l’abandonner ainsi.
« Il faut maintenant que nous cessions de nous attarder sur le colonialisme »
Vous imaginez qu’il y a plus de médecins camerounais qui exercent à l’étranger qu’au Cameroun ! Il y a environ 3.800 médecins camerounais au Cameroun et il y a plus de 5.000 médecins camerounais qui exercent à l’étranger. Le résultat, c’est une femme qui va accoucher, qui n’a même pas de médecin à son chevet et qui parfois finit par mourir. Il faudrait qu’ils comprennent qu’on ne peut pas prétendre aimer son pays ou participer au développement de son pays en travaillant à l’étranger. Il faut qu’ils reviennent. C’est un sacrifice qu’il faut faire. Alors si notre génération doit se sacrifier pour son pays, il ne faut pas qu’elle ait peur de revenir. Nous ne voulons pas partir non parce que nous n’en avons pas envie, mais parce que nous disons « quel avenir pour nos enfants si nous partons tous ? Quel affreux Cameroun laisserons-nous ?» Quand je pense que le premier vers de notre hymne national, c’est « Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres… » Est-ce que les Africains que nous sommes ont le droit d’abandonner leur pays ? Il faut maintenant que nous cessions de nous attarder sur le colonialisme et tous ses effets ! Il faut dépasser ces discours ! Nous sommes au XXIe siècle ! L’Africain nouveau, c’est celui qui prend des initiatives, c’est celui qui veut sortir de l’état dans lequel se trouve l’Afrique. Et nous, quand un camerounais veut rentrer au pays et qu’il a un projet qui a du mal à se mettre en place, nous dénonçons ceux qui cherchent à entraver la réalisation de ce projet. C’est comme ça que nous travaillons. Nous n’avons pas peur de démarcher qui que ce soit, aussi puissant puisse-t-il être. Alors, jeunes Camerounais, c’est à vous que je m’adresse. Vous êtes intelligents. Votre pays a besoin de votre intelligence et de vos bras pour se développer. Donc ne prenez pas le concept de développement pour un mot vague ou pour un slogan. Revenez dans votre pays et vous allez voir, nous allons vous prouver que nous pouvons y vivre tous ensemble. Voilà ce que je peux leur dire. Propos recueillis par Fabrice Bianco pour Novopress France

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